Daniel Dourneau – Promotion 1972 – Advanced Procurement Engineer – Alcatel-Lucent

Pourquoi avoir choisi l’ECE ?

L’électronique était mon secteur de prédilection. Je n’envisageait pas un cycle Math Sup, Math Spé ; c’est donc à travers « Les Débouchés du Bac » et des publicités dans les revues d’électronique donnant une bonne image de l’école, que j’ai choisi l’Ecole Centrale d’Electronique. L’enseignement à l’ECE était sur 4 ans : les cours de technicien supérieur puis le cours supérieur. Les matières enseignées : mathématiques, physique classique et nucléaire, cours d’hyper fréquence, d’électronique, d’électronique industrielle, de programmation basée sur le langage de l’époque «FORTRAN»,  … L’enseignement était « magistral » et les stages éventuels étaient laissés à l’initiative de l’étudiant.

Quel à été votre parcours ?   

Après l’ECE, comme alternative au service militaire j’ai choisi d’être volontaire à l’aide technique pour une période de seize mois. J’ai été accepté pour faire partie de la mission TA23 à la base Dumont D’Urville en Terre Adélie (Antarctique) dans le cadre des « Missions Paul-Emile Victor ». Je travaillais dans le laboratoire du Groupe de Recherches Ionosphériques. Notre travail consistait à assurer l’enregistrement de données collectées par divers équipements de mesure, la bonne marche et l’entretien des équipements et la participation à la vie quotidienne de la base.

Après cette première expérience, je suis resté 6 ans en Australie à l’Université de Hobart – Tasmanie dans le physique département. On y menait des recherches à l’aide de radio télescopes sur l’espace profond pour étudier les pulsar et quasar. A la fin de ces 6 années passionnantes en Australie, je suis rentré en France.

En 1981, j’ai intégré Alcatel ou j’ai passé l’essentiel de ma carrière professionnelle. D’abord en tant que Project Manager ou j’ai travaillé sur le développement du télex électronique (du projet à la mise sur le marché). C’était un système de communication spécialisé et extrêmement sécurisé qui a quasiment disparu, mais dont le réseau est toujours utilisé par les banques pour les virements et traitements interbancaires.

Au début des années 90, j’ai profité d’une mobilité interne pour intégrer le service achats. J’assurais les approvisionnements  (gestion des coûts et des flux pour un client exigeant : France Télécom) pour la fabrication du Minitel puis du fax et de tous les produits téléphoniques.  Dès cette époque la fonction de « prospective achats » avait été mise en valeur et je travaillais en relation étroite avec l’équipe projet qui développait les nouvelles générations de produits dont le Minitel à écran plat. A l’époque, Alcatel fabriquait plus d’un million  de Minitels par an.

En 1996, toujours dans le cadre du service achats j’ai intégré la division Alcatel « Mobile Phones » pour occuper une fonction similaire mais sur les nouvelles générations de téléphones mobiles. Il y avait un certain nombre de projets novateurs dont un « Smartphone » et un « Webphone » qui étaient les ancêtres des Smartphones et tablettes qui existent maintenant. Ma fonction était maintenant focalisée sur l’amont car dans un marché hyper concurrentiel et il fallait en permanence  trouver des solutions innovatrices pour offrir des produits de qualité et compétitifs en prix. Je passais donc l’essentiel de mon temps dans les usines de nos fournisseurs pour déterminer avec leurs équipes les spécifications des composants à utiliser dans les produits à venir.

En 2005, Alcatel se retire du marché des téléphones mobiles et j’intègre alors la division « Mobile Communications »  j’occupe le poste d’Advanced Procurement Engineer  pour le développement des stations de base radio pour les réseaux  les GSM, GPRS, UMTS, Femto cells et plus récemment LTE

Selon vous quelles qualités vous ont semblées essentielles dans votre insertion professionnelle ?

Premièrement, la curiosité et  la soif d’apprendre sont indispensables.  Le relationnel, surtout dans le métier d’acheteur est primordial. Savoir trouver des solutions dans des problématiques difficiles. Savoir être ferme quand il faut  aller chez les fournisseurs pour leur demander de modifier leurs cadences de production et revoir leurs offres de prix . Il faut également savoir prendre soin des clients internes que sont le « Marketing Produit » et les équipes de Recherche et Développement » et de ses équipes internes pour Offrir le meilleur produit en terme de « Qualité , Coûts et Délais »

Votre conseil aux jeunes ingénieurs ?

Etre curieux, persévérant, ne pas hésiter à monter au créneau et être pro actif. Montrer qu’on est là et toujours aller de l’avant.

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’ECE ?

C’était une époque sympathique et dynamique à la fin des 60’s/début 70’s. Il y avait une vie étudiante animée. Le rythme des cours laissait assez peu de place à une vie associative, à l’exception d’une soirée Gala et du baptême de promotion. La « Société des Ingénieurs » nous a aidé à organiser quelques visites d’usines et de centres de recherche.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>