Eric Lutton – Promotion 1986 – IT Department Manager – Mercedes-Benz France

Quel cursus avez-vous suivi à l’ECE ?

Je suis sorti en 1986. A l’époque il n’y avait pas d’option particulière. Le cursus était très orienté électronique et informatique. Je me suis tout de suite orienté plutôt sur le domaine informatique, le développement de logiciels.

Quel a été votre parcours ?

Après l’ECE, je suis entré chez GRACO, société de robotique américaine spécialisée dans les installations robotiques dans le domaine de la peinture. Cette société opérait à partir de la France dans toute l’Europe, principalement chez les constructeurs automobiles. Je me suis occupé du développement des logiciels de programmation pour des chaînes robotisées.

Ensuite, j’ai continué à faire du développement de logiciels dans une SSII qui s’appelait CISI IT, une filiale du CEA pour le domaine militaire et aérien. J’ai été responsable de la maintenance des logiciels (re engineering de  logiciels), du développement d’une méthodologie et de la création d’un département. Ensuite, je me suis orienté vers des logiciels de gestion.

En 1993, j’ai intégré un équipementier automobile américain qui s’appelle DANA Corp en tant qu’IT and Logistic Manager (Executive Board Memeber). J’ai eu la responsabilité de la Direction Informatique.

Depuis 1998, je suis IT Department Manager chez Mercedes Benz France. Depuis ma prise de poste, mes responsabilités ont évolué. Au début, je m’occupais de tout ce qui était applications informatiques dans les domaines du retail, de la distribution et du réseau des concessionnaires. Maintenant, je couvre tout le domaine applicatif de Mercedes Benz France au niveau des ventes, du marketing après vente, de l’internet et de la logistique. Je manage actuellement une équipe de 40 personnes.

Selon vous, quelles qualités vous ont semblées essentielles dans votre insertion professionnelle ?

Savoir s’organiser et être autonome dans sa prise de poste. Lorsque j’étais  chez GRACO, j’ai dû travailler à l’étranger, mais nous étions légèrement isolés car toute la technologie et le savoir faire venaient des Etats-Unis. Nous n’avions pas les moyens d’échanges que l’on a maintenant et il fallait bien s’organiser et être autonome pour traiter les dossiers afin d’être efficace.

En plus de la technique, savoir appréhender l’international dans tous ses aspects : communication, langue, compréhension des différentes cultures est important.

Que vous a apporté votre expérience internationale?

Mon expérience internationale m’a permise d’appréhender des méthodes de travail assez différentes. Dans chaque contexte,  j’ai essayé d’en tirer les avantages. Les sociétés américaines sont très fortes au niveau du reporting, de la gestion. Il y a des notions de business case : on engage quelque chose qui si cela rapporte de l’argent. Dans les sociétés allemandes, la planification, la définition d’objectif,  l’engagement et la qualité sont très importants. En France, une capacité à s’adapter et à être flexible. C’est un mélange de tout cela qui m’a permis d’avancer et d’obtenir de bons résultats.

Selon vous, quel impact a eu votre expérience internationale sur votre carrière ?

Pour le poste que j’occupe actuellement, une expérience internationale est indispensable. Il faut avoir une culture internationale.

Pa exemple, chez Mercedes-Benz, au niveau des langues, la maîtrise de l’anglais est essentielle. Il faut gérer la communication avec les équipes du siège en Allemagne et donc être ouvert au niveau de compréhension des différents cultures et savoir s’adapter.

Votre conseil aux jeunes ingénieurs ?

Ne pas négliger l’expérience internationale, et tout ce qui est gestion de la communication. Les managers actuels doivent beaucoup s’expliquer, être pédagogues. On peut être très bon au niveau technique et au niveau du sens de l’organisation mais il faut savoir communiquer.

« Je dirais que ce qui change maintenant, c’est : l’international et la communication qui sont de plus en plus importants dans notre métier »

Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à l’ECE ?

Je rencontre de temps en temps des diplômés de l’ECE dans mon parcours professionnel.

Au niveau de l’ECE,  je garde le souvenir de professeurs assez charismatiques et assez passionnants, nous entraînant bien et nous donnant une solide assise technique.

Pour compléter le domaine technique que j’avais eu au niveau de l’ECE, de 1994 à 1997, j’ai poursuivi des études au CNAM par des modules d’organisation d’entreprise, de marketing, de droit qui m’ont aidé dans mon activité où il faut être pluridisciplinaire. J’ai également suivi en 2005, une formation à l’ESSEC en management et gestion financière pour obtenir  une double compétence.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>